Fabien Perret

Au travail

7 mars

› 11 mars

Fabien Perret

Quelques pas vers l'aube (titre de travail)

Je pense cette pièce comme un deuxième pas, la deuxième marche d’un travail chorégraphique autour des existences invisibles.
 Au moment même de finaliser et de créer la première marche, Sur les rives, il m’apparaît qu’après avoir dansé le dialogue avec les défunts, c’est maintenant vers l’enfance qui nous peuple que je souhaite me tourner. Après la fin, le début.
Derrière ce que nous croyons savoir de l’enfance, je m’intéresse pour ma part à son mouvement et à sa présence fantomatique. Nous cherchons des danses enfouies, nous collectons des traces sur le terrain de l’enfance. Et nous nous demandons comment les mettre en partage. Pour cela, nous convoquons le duo, ses possibilités ludiques, ses tonalités de dialogue. A deux, nous cherchons l’enfance de l’art, ce plaisir de se mouvoir et d’émouvoir et de s’inventer des débuts. Face à cette injonction productiviste d’achever, de mener à son point culminant, nous allons tenter de débuter, de trouver des sources et des commencements. Et nous le ferons bien.
«Nous sommes au tout début vois-tu comme avant toute chose. Avec mille et un rêves derrière nous et sans acte.» (Rainer Maria Rilke)

Fabien Perret

Après une formation de musicien au conservatoire et une première orientation vers la pédagogie et l’enseignement, Fabien Perret se forme à la danse auprès de Pascal Delhay (Théâtre2l’Acte à Toulouse) puis à la rencontre de plusieurs chorégraphes. Il est interprète pour des projets in situ : cie dorsalis (Roundballs), Marion Uguen (Jardin à la française), et Patricia Ferrara (De(s)faire) avec qui il entretient une collaboration riche et dans le temps.
Parallèlement, Fabien expérimente le lien entre vidéo, corps et espace social (Solo en salle de bain, Contremarches). Entre 2006 et 2012, il est membre du collectif pluridisciplinaire À L'AIL avec qui il crée des expositions-performances comme Open Space (2009), sur une invitation de France Distraction au Vivat d’Armentières. Il est particulièrement nourri par le travail de chorégraphes comme Patricia Ferrara, Loïc Touzé ou Xavier Le Roy.
En 2015, il fonde la Cie Contremarches et crée plusieurs performances in situ ainsi qu’en 2021 la pièce Sur les rives, interrogeant le lien entre morts et vivants. C’est la Cie contremarches qui porte aujourd’hui Le Pli, collectif toulousain tourné vers les processus d’improvisation.