Jessica Guez

Au travail

17 janv.

› 21 janv.

Guillaume Lebrun / Jessica Guez

La jeune femme, 1522, Cariani et moi (titre provisoire)

"La jeune femme, 1522, Cariani et moi" est née en 2019 d'une visite au Musée Gemäldegalerie à Berlin, où j'ai été profondément touchée par cette collection de peintures anciennes, par des détails qui les caractérisent à chacune et par l'expressivité développée par les peintres. Ces images et ces personnes viennent d'un autre temps, elles contiennent un mystère qui m'échappe et me fascine. Je ne cesse de me laisser surprendre par la singularité de chaque tableau: la qualité d'une lumière, une façon de peindre, un espace vide, des mains, la communication entre des personnages...
La jeune femme, 1522, Cariani et moi, danse-peinture, minimale et baroque en même temps, cherche à produire une relation corporelle avec des peintures (ou leurs reproductions photographiques) qui se base sur mon imaginaire de spectatrice, ici au service de la création d'une forme artistique.

Ce sera un geste d'appropriation et d'amour pour la peinture, pour l'art et pour les œuvres que je présenterai à ma manière. Je veux développer une danse faite de gestes simples, avec un corps quotidien qui apparaîtra, parfois, plus expressionniste. Cette pièce pourrait avoir lieu dans ma chambre mais elle sera exposée.

Jessica Guez, 1992, France

Artiste et performer transdisciplinaire, elle obtient son DNSEP à l'Ecole nationale supérieure d'arts de Paris Cergy en 2017. En 2016, elle passe trois mois au Portugal, dans la formation d'arts performatifs PEPCC/Forum Dança où elle commence à sentir un fort attrait pour ce pays et pour la danse, avec la création de son premier solo "Contrariedades", présenté au Teatro Meridional.
Elle a été interprète pour Miguel Pereira, Yuni Hong et Pauline Brun, entre autres. En 2021, pour "Plateau Beaubourg, Ete 2021" de Flora Moscovici et Lina Schlageter, qui présentait des points communs avec ses propres pièces, comme danser avec des peintures et s'approprier l'art par le corps et l'imagination. Jessica cherche à employer fragilité et naïveté comme technique de représentation, via des formes mêlant vidéo, danse, peinture, musique.
Récemment, elle a conçu la troisième édition des expositions collectives d'appartement, "Post-déménagement", et terminé un documentaire expérimental auto-produit, entamé en 2017, à propos du DJ Nuno Bernardino.
Enfin, elle vient de recevoir une bourse de "Self-Mistake" qui lui permettra de se lancer dans sa nouvelle pièce en collaboration avec la curatrice, Maša Tomšič, en 2022.