Léa Vinette

Au travail

29 mars

› 2 avril

Simon van der Zande

Planète A

En août 2019, j'ai été profondément touchée et inspirée par l'article Revoir les étoiles, naissance d’une revendication de Razmig Keucheyan sur la pollution lumineuse. Il m'a alarmé sur la disparition du ciel étoilé et a ouvert un grand champ d'imagination et de création : celui de la nuit et des étoiles. Dans un monde de plus en plus désenchanté et technologiquement médiatisé, il ne semble plus y avoir de place pour les ténèbres. L'obscurité est considérée comme une forme de manque, l'absence de lumière. Dans cette performance, j'ai l'intention de faire revivre et de partager mon appréciation de l’obscurité en tant que valeur à part entière. Être dans l'obscurité nous permet de faire l'expérience de nous-mêmes, de notre environnement et des autres de manière différente et inattendue. L'obscurité augmente nos expériences sensorielles et nous rappelle d'accepter l'insécurité fondamentale de notre existence.
Le solo Planète A est une tentative de raviver la relation magique avec le ciel étoilé et l'obscurité qui en est la condition préalable : une femme rencontre l'obscurité pour la première fois et est mue par l'énergie transcendante de la nuit dans une danse primitive et extatique.

Biographie

De 2013 à 2017, Léa Vinette suit la formation en danse et chorégraphie à l’école d’arts supérieurs ArtEZ aux Pays-Bas. Elle collabore alors avec les chorégraphes Amos Ben-Tal, Nicole Beutler, Adam Peterson, et danse la pièce Interior Drama de Lucinda Childs, puis tourne SOUL#1 Audience avec la compagnie Meyer-Chaffaud.
Depuis 2017, elle travaille sur différents projets notamment avec les chorégraphes Liat Magnezy, Ido Batash, Michèle-Anne de Mey, Rakesh Sukesh, Ambra Senatore, Elie Tass et Irene K cie. Depuis 2014, Léa s’investit dans la fasciapulsologie appliquée à la danse avec Florence Augendre, ce qui devient une réelle recherche physique et intellectuelle, et un outil important dans son propre travail de création. De Janvier 2020 à Janvier 2021, Léa suit la formation chorégraphique à Charleroi Danse où elle travaille avec Mark Tompkins, Boris Charmatz, Lia Rodrigues, Nora Chipaumire, Sophie Perez et Xavier Boussiron.
Elle travaille actuellement avec Louise Vanneste en tant qu’interprète pour la création de la pièce 9 forays.
Léa est soutenue par les Ateliers Médicis et Danspunt pour la création du solo Planète A, durant la saison 2020-2021.