Luara Learth Moreira

Au travail

26 avril

› 30 avril

Luara Learth Moreira

APOCALYPSO

Le mot apocalipse vient des mots grecs APO - prendre, et KALUMA - veau, signifiant littéralement sortir un voile, révéler, découvrir. En portugais DESVELAR, carie à l'intérieur de DESVER - à ne pas voir - et de VELAR - pour veiller sur les morts. Nous pensons l'apocalypso comme une possibilité de retirer les voiles qui recouvrent les constructions invisibles du monde colonial, en supprimant les couches pour le détruire, en rendant visibles ses structures asymétriques de la mort. En même temps, nous voulons convoquer la visibilité et l'opacité des images souterraines, ensevelies par l'hégémonie.

Nos corps queer racialisés jouent un rôle central dans ce travail, car ils sont le principal espace d'invocation des images et des rituels que nous entendons créer. Fusionner et défaire la dichotomie et la dualité de la normativité de genre homme-femme, se hanter, former et déformer la chair en monstres, incorporer des animaux, des esprits, des pouvoirs de la nature, et aussi la dissonance que nos identités représentent pour l'hégémonie.

Conception et Interprétation : Luara Learth Moreira
Interprétation et co-création : Acauã El bandide Shereya

BIOGRAPHIES

Acauã El bandide Shereya

Chorégraphe, professeure et pornographe. Née à Fortaleza, son éducation est assurée par des femmes-professeures et son grand-père artisan. Elle est diplômée d’un cursus de théâtre (IFCE, état de Ceara - Brésil) et suit la formation lisboète PACAP3 à Fórum Dança (2019). Elle explore les interstices, “l’entre” des interactions et a recours à la “gambiarra” (l’inventivité par le bricolage) pour nourrir sa recherche sur les images possibles de la Démocratie dans les corps performatifs (cuir/queer).

Luara Learth Moreira

Performeuse, chorégraphe et chanteuse de funk Sapatão, Luara Learth Moreira s’est formée à l’Université de Brasilia et à Forum Dança à Lisbonne. Son travail s’inscrit dans une perspective lesbienne, racialisée, anticoloniale du corps qui entend activer menaces et fractures dans les représentations hégémoniques du genre, de la race et du corps.