Luara Raio

Au travail

28 nov.

› 1 déc.

Apocalypso

APOCALYPSO - Le mot apocalipse vient des mots grecs APO - prendre, et KALUMA - veau, signifiant littéralement sortir un voile, révéler, découvrir. En portugais DESVELAR, carie à l'intérieur de DESVER - à ne pas voir - et de VELAR - pour veiller sur les morts. Nous pensons l'apocalypso comme une possibilité de retirer les voiles qui recouvrent les constructions invisibles du monde colonial, en supprimant les couches pour le détruire, en rendant visibles ses structures asymétriques de la mort. En même temps, nous voulons convoquer la visibilité et l'opacité des images souterraines, ensevelies par l'hégémonie.

Nos corps queer racialisés jouent un rôle central dans ce travail, car ils sont le principal espace d'invocation des images et des rituels que nous entendons créer. Fusionner et défaire la dichotomie et la dualité de la normativité de genre homme-femme, se hanter, former et déformer la chair en monstres, incorporer des animaux, des esprits, des pouvoirs de la nature, et aussi la dissonance que nos identités représentent pour l'hégémonie.

Biographie

Performeuse, chorégraphe et chanteuse de funk Sapatão, Luara Raio s’est formée à l’Université de Brasilia et à Forum Dança à Lisbonne. Son travail s’inscrit dans une perspective lesbienne, racialisée, anticoloniale du corps qui entend activer menaces et fractures dans les représentations hégémoniques du genre, de la race et du corps.