Mathilde Bonicel

Au travail

17 mai

› 21 mai

João Garcia

HUM 1 (titre provisoire)

C’est d’abord le désir d’amorcer une recherche dans laquelle la voix aura une place primordiale et la finalité sera un concert dansé.
Léonard Bernstein dirigea l’orchestre de la philharmonique de Vienne en 1983 sur le final de la symphonie en sol n°88 de Haydn avec son visage et principalement ses yeux. Dans cette vidéo, Léonard Bernstein, les bras près du corps, passe très vite d’un sourire complice à un froncement de sourcil accentué pour donner une nuance ou un caractère à l’orchestre.
À travers la figure du chef d’orchestre comme terrain de jeu et notamment à partir de cette vidéo, je souhaite d’une part explorer la direction. Le fait de diriger et d’être dirigé.
Quels sont les enjeux quand on dirige ? Quand on est dirigé ? Par quoi suis-je dirigée ? Par les sons ? Par un mouvement ? Par ma propre voix ?
Les différents états (voire la transe) que traverse un chef d’orchestre m’interpellent au point où je me demande qui dirige qui. N’est-il pas dépassé, voir transcendé par la force du groupe et ainsi dépossédé de sa direction ?
Plus profondément, c’est peut-être une envie de souligner l’insolite, la nature mystérieuse et chaotique de l’expérience humaine. Le grand spectacle tragi-comique et absurde que nous donnons (sans le comprendre et le savoir) nous, les humains, avec toutes les horreurs et les beautés que cela implique.
D’autre part, et en relation avec cette idée de direction, je m’intéresse aux actions que l’on fait sans vraiment savoir pourquoi. Ce décalage, cette absence, ce bug… qu’est ce que je voulais faire déjà ? Pourquoi suis je dans la cuisine ? Pourquoi je me parle toute seule ?
L’incohérence des choses qui se suivent.
Les pulsions irrationnelles. Pouvoir les utiliser.
Le faux - Le vrai
L’insensé - Le sensé
Le rationnel - L’irrationnel
La soucoupe - Le perroquet
Le tristesse - La joie
Le cosmos - La fourmi
La vie - La mort

« Je me contredis ? Eh bien, soit. Je me contredis. Je suis vaste. J’ai en moi des multitudes. »
Walt Whitman (extrait du poème Song of myself, du recueil Leaves of grass, édité pour la première fois en 1855)

Equipe

Création et interprétation : Mathilde Bonicel
Regard extérieur : Flora Détraz
Lumière : Arthur Gueydan
Son : Guillaume Vesin
Scénographie : en cours
Production : HUM

BIOGRAPHIE

Mathilde Bonicel se forme en musique, au violon et en danse au conservatoire, puis intègre la formation supérieure au CCN de Rillieux-la-pape, dirigée par Maguy Marin. Lors de son parcours elle a rencontré notamment Thomas Lebrun, Loïc Touzé, Régine Chopinot, Diane Broman, Antonia Baehr.
Elle poursuit son parcours au sein du cycle de recherches PEPCC, Forum Dança, à
Lisbonne, entre autres auprès de Lia Rodrigues, Mark Tompkins, Sofia Dias et Vitor Roriz.
En tant qu’interprète elle travaille actuellement avec Flora Détraz et Jonas&Lander.
En parallèle elle développe un travail vocal et se forme au chant lyrique depuis quelques
années.